Aurélie Maréchal - Un engagement local et auropéen

Aurélie Maréchal est directrice de la Green European Foundation. De retour à Braine-l’Alleud après un passage de 10 ans à Bruxelles et à l’étranger, elle apporte au groupe local ECOLO un double regard : celui d’une jeune maman habitant le centre-ville et celui d’une militante écologiste expérimentée au niveau européen ; en effet, elle a été la collaboratrice du député européen Philippe Lamberts et dirige actuellement le centre d’études écologiste européen.

Publié le vendredi 22 septembre 2017

Aurélie Maréchal, parle-nous de toi en quelques mots

J’ai 32 ans, je vis avec mon compagnon et ma fille de 7 mois dans le centre de Braine-l’Alleud. Je travaille comme directrice de la Green European Foundation, une asbl écologiste européenne qui diffuse des idées et anime un réseau d’associations autour des questions européennes. On me décrit en général comme une personne optimiste et enthousiaste, c’est vrai que j’ai souvent du mal à rester en place !

Depuis quand vis-tu à Braine-l’Alleud ?

J’ai passé toute mon enfance et mon adolescence à Braine-l’Alleud. J’ai été très active dans les mouvements de jeunesse à La Pomme, à la paroisse St Etienne, à l’académie de musique et au Dynamic Club. Je garde des supers souvenirs de ces activités et de ma scolarité à la Vallée Bailly.

J’ai commencé à koter pendant mes études, d’abord en Belgique puis à l’étranger. J’ai ensuite travaillé à Bruxelles et vécu en colocation là-bas pendant plusieurs années avant de revenir à Braine-l’Alleud il y a deux ans.

Depuis quand es-tu chez ECOLO ?

A la sortie de mes études, j’ai eu la chance de décrocher un poste comme assistante parlementaire pour Philippe Lamberts au Parlement Européen. Je ne connaissais personne chez Ecolo, je n’avais pas ma carte de parti mais on m’a fait confiance ! Je me sentais évidemment très proche des idées écologistes, et j’étais convaincue par le principe de « faire de la politique autrement ».

Je ne me suis vraiment engagée dans le parti que fin 2010, au cœur de la crise politique (les fameux 541 jours sans gouvernement). Il était question de retourner aux urnes et, plutôt que de passer mon temps à critiquer, je me suis dit qu’il était temps de participer. C’était d’autant plus vrai que chez ECOLO, tous les militants ont leur mot à dire sur le programme, les priorités, les candidats à tel ou tel poste.

Tu es donc plutôt impliquée au niveau européen. Pourquoi cet engagement pour les élections communales ?

J’ai toujours eu un côté un peu idéaliste. Avec mes études en sciences politiques et en économie, je me suis enthousiasmée pour les grandes organisations internationales et par l’Union Européenne, qui me paraissent indispensables pour faire face aux grands défis d’aujourd’hui. Changement climatique, régulation de la finance, justice sociale, migration… toutes ces questions ont besoin de réponses globales et coordonnées. Mais comme j’ai pu le constater en travaillant au Parlement Européen, ce n’est pas si simple de se mettre d’accord à un niveau où il y a tant d’intérêts différents, voire contradictoires.

Même si je reste persuadée qu’il faut s’attaquer aux grandes questions de manière globale, l’amélioration du quotidien de chacun et la création d’une société juste et durable commence tout près de chez soi. Tout cela est complémentaire. Depuis plusieurs années, c’est motivant de voir toutes les initiatives locales qui se multiplient un peu partout. Que ce soit avec les villes en transition, les initiatives autour du partage (sharing cities) ou du développement des nouvelles technologies au service de la ville (smart cities), il y a vraiment moyen de développer des projets qui rendent les villes plus durables, qui créent du lien social et font faire des économies à leurs habitants !

Quels sont tes loisirs ?

Depuis quelques mois, c’est bien sûr ma fille qui occupe pas mal de mon temps libre ! Sinon, j’aime beaucoup écouter et jouer de la musique. J’essaie de faire du sport régulièrement, de la course à pied notamment, même si j’ai un peu du mal à me motiver quand il fait mauvais… J’adore par contre la randonnée, et ce par tous les temps. Mon coup de cœur, c’est la montagne et les Alpes en particulier.

Je suis plutôt sociable et j’aime passer du temps avec mes amis et ma famille. Grâce à mon boulot, j’ai la chance de pas mal voyager et j’adore découvrir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. C’est souvent avec la nourriture et avec la langue qu’on identifie les différences mais aussi les ressemblances avec nos habitudes !

Quelles sont tes adresses préférées à Braine-l’Alleud ?

Je suis une inconditionnelle du marché du dimanche matin. C’est à deux pas de chez moi et il y a tout ce qu’il faut. Sinon, je visite régulièrement le magasin de seconde main BBBIS et le nouveau Relais Bio qui vend des aliments en vrac.

J’aime aussi me promener sur le site du Paradis et suis curieuse de l’évolution qu’il va y avoir avec la piscine. Je pense que ça peut vraiment devenir un site phare pour Braine-l’Alleud et ses habitants, tant qu’il reste accessible à tous et que l’aspect un peu sauvage de la nature est préservé !

Un rêve pour Braine-l’Alleud ?

Un grand projet pour redynamiser le centre-ville, qui associe les habitants, les commerçants et les associations !

Quelle serait ta première action si vous arriviez au pouvoir en octobre 2018 ?

Augmenter le nombre de places en crèche, pour que plus de parents aient accès à un mode de garde abordable et accessible pour leur enfant !