Lu 23/10 - Echos du Conseil - Mobilité et citoyenneté

Notre impression générale de ce Conseil est que la majorité a pour le moment (tiens ! tiens !) le souci de répondre à certaines aspirations en matière de revitalisation du centre, de mobilité, de propreté, de citoyenneté, mais elle s’y met à sa manière, avec des méthodes coûteuses et en écoutant fort peu la voix des citoyens, peu crédibles à ses yeux.

Publié le vendredi 3 novembre 2017
  • Au Contrat de Rivière Senne, il s’agissait de nommer de nouveaux représentants suite au changement de compétence au sein du Collège.
    Nous n’avons pas contesté que Monsieur Detandt remplace Mme Versmissen puisqu’il a repris les compétences de l’environnement mais nous avons proposé que Roland Massart puisse être suppléant à la place de Monsieur Dutry au vu de son investissement et des compétences qu’il a développées en matière de gestion des cours d’eau et pour que la minorité puisse être représentée.
    Mais cela nous fut refusé au moyen d’un vote majorité contre opposition. Pas de partage possible !
  • La 4è modification budgétaire de l’année fut l’objet de quelques questions.
    Vu la baisse des dépenses en personnel, nous avons craint des licenciements, mais on nous ajuré que ce n’était pas le cas.
    Les dépenses de fonctionnement doivent être revues à la hausse et en particulier en matière d’énergie. Nous regrettons la lenteur des progrès dans cette matière.
    Par contre, nous apprécions le fait que la distribution de fruits dans les écoles soit confiée à un circuit court, et même brainois, même si cela coûte un supplément de 25.000 €.
    Dans les investissements, notons le coût important des pistes cyclables sur trottoirs partagés (par exemple : 490.000 euros pour un tronçon sur la route du Lion) ; nous y revenons plus loin.
  • En matière de subsides aux clubs sportifs, nous avons approuvé la répartition puisqu’elle correspondait aux propositions de la Maison des Sports.

  • Le règlement-taxe sur les imprimés publicitaires a suscité un petit débat.
    Aucune exonération n’est prévue pour les publications des associations culturelles ou citoyennes. Dès qu’il y aura une annonce publicitaire dans un imprimé non adressé, cela coûtera 0,07 ou 0,08 €.
    Nous comprenons qu’une taxe est nécessaire pour limiter la consommation de papier et qu’un système simple doit être choisi. Nous avons fait remarquer que l’Echo du Hain devrait payer la taxe, ce qui nous fut confirmé. Mais de là à ne prévoir aucune forme d’exonération, cela nous paraît lourd pour les initiatives citoyennes. Nous nous sommes donc abstenus.
  • Le groupe IB a proposé la création d’un article budgétaire pour un « budget participatif » de 50.000 € en 2018.
    Nous avons soutenu cette excellente idée, en faisant remarquer que cela méritait un accompagnement sérieux et un investissement du personnel communal.
    En effet, comme le montre l’exemple de la commune d’Enghien, où le bourgmestre Ecolo Olivier Saint-Amand a développé les budgets participatifs avec les comités de quartier depuis 10 ans, ce mode de participation demande du temps, de la communication, de la formation, un accompagnement qualitatif.
    Contre toute attente, la majorité a accepté le principe et déclare qu’elle réservera 100.000 € à des décisions confiées aux associations, notamment dans le cadre de l’aménagement de la Maison des Associations dans l’Hôtel communal. La proposition d’IB n’a toutefois pas été mise au vote. On verra comment la majorité va assurer la concrétisation dans le prochain budget 2018.
  • La rénovation de l’hôtel de ville a été présentée.
    La bonne nouvelle est que les salles seraient mises à disposition des associations gratuitement. Mais un règlement de fonctionnement doit encore être élaboré.

  • Trois projets de « modes doux » sur trottoirs ont été discutés.
    Il s’agissait donc de pistes cyclables sur le trottoir à la route du Lion, au boulevard de l’Europe et à l’avenue Albert 1er. L’échevin poursuit son objectif de créer des itinéraires entre les pôles d’activités et les écoles brainoises.
    Malgré notre adhésion à l’objectif de développer le réseau cycliste, nous avons contesté le recours systématique au « trottoir partagé » où piétons et cyclistes se partagent un chemin étroit au moyen d’un simple marquage au sol.
    Le GRACQ est critique sur cette méthode, en raison des dangers pour les piétons et des raccordements difficiles avec la voirie aux carrefours. Nous pensons que dans certains cas, c’est la voiture qui peut céder du terrain et pas les piétons.
    Nous avons approuvé le projet du boulevard de l’Europe et de la route du Lion mais nous nous sommes abstenus sur le projet de l’avenue Albert 1er soutenant qu’il serait intéressant d’étudier une alternative hors trottoir, en supprimant éventuellement des places de parking.
  • Concernant l’étude urbanistique sur le centre-ville, nous avons appris grâce à une question de Corentin Roulin dans les divers que l’étude se déroulerait entre le 20 et le 24 novembre.
    Nous avions déjà regretté à l’occasion d’une autre interpellation que la commune ne prévoie pas de participation citoyenne à ce processus. Cette fois nous l’interrogions sur la participation des mandataires conseillers communaux.
    Le Bourgmestre se retranche derrière la procédure qui prévoit que le bureau d’études fasse une liste des interlocuteurs qu’il propose de rencontrer. On n’en saura pas plus. Mais nous prendrons les devants.
  • Le mauvais état du Hain
    Roland Massart est intervenu une fois de plus au sujet du mauvais état du Hain et en particulier du problème des déversoirs d’orage qui déversent en fait tout le temps de l’eau usée dans le Hain à certains endroits.
    L’échevin Detandt a promis une nouvelle visite sur le terrain.
  • Nous avons également demandé de nouveaux parkings vélos à la gare où les cyclistes doivent aujourd’hui accrocher leur vélo à des poteaux.