La politique communale, comment ça se passe ? Témoignage

Témoignage de notre plus jeune conseiller communal Ecolo.

- Benoit Thomas, conseiller communal

Publié le vendredi 28 avril 2017

La politique brainoise « active », cela commence par une prestation de serment impressionnante –il faut bien l’avouer– à l’occasion de la séance inaugurale du Conseil communal entamant la nouvelle mandature : jurer « fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge ». La formule d’usage ne s’oublie pas, même cinq ans plus tard.

Ces « réjouissances » accomplies, c’est pourtant très rapidement que le voile tombe et qu’un fossé béant s’installe entre majorité et minorité, peu importe d’ailleurs le rôle que cette dernière entendra jouer tout au long des six futures années, peu importe (à peu de chose près) qu’elle entende être constructive ou non.

Difficile d’accepter qu’une idée n’est pas une « bonne idée » parce qu’elle ne vient pas du bon côté.

Difficile d’assister à des joutes verbales entre vieux briscards où l’aigreur n’est d’ailleurs jamais très loin, lorsque ces joutes versent dans les mots rudes qui n’ont pour objectif que de blesser et lorsque le berceau de la démocratie locale ne se limite pas ou plus au seul débat d’idées.

Alors, assez rapidement à vrai dire, font sens des propositions qui n’impacteront qu’indirectement les Brainois, des propositions qui ne devraient pour ainsi dire même pas être formulées entre gens de bonne convenance mais qui pourtant, dans pareil cas, sont essentielles car de la qualité des débats qui en résultera dépendra aussi la qualité des décisions qui seront finalement prises par voie de délibération.

Citons deux propositions qui font plus que jamais sens à mes yeux.

  • D’abord, la nécessité d’une plus large publicité du déroulement des conseils communaux en faisant appel à un journaliste indépendant et en assurant une diffusion fidèle de son compte-rendu dans les médias communaux.
    Une telle présence serait sans aucun doute gage de plus de retenue dans le chef de chacun et peut-être aussi parfois de moins d’enfantillage dans le chef de certains.
  • Ensuite, la nécessité d’une présidence de séance, à l’image de ce qui se fait aux autres niveaux de pouvoir : cette figure « au-dessus de la mêlée », en charge d’assurer la qualité et la sérénité des débats.
    Imagine-t-on le Premier Ministre présider le Parlement fédéral ? Imagine-t-on le Ministre-Président présider les travaux du Parlement wallon ? Jamais. Pourquoi alors, en dépit de ce que prévoit le code de la démocratie locale, poursuivre la confusion des rôles au niveau communal ?

Pour autant, je ne voudrais pas clore cet article en occultant les satisfactions qu’un pareil mandat a également pu m’amener. Au premier chef, la fierté et l’honneur de pouvoir servir sa commune et ses habitants. Se montrer disponible et à l’écoute des attentes de chacun.

C’est aussi et fort heureusement l’occasion de concrétiser quelques rares projets intéressants dans des cénacles plus restreints ou plus lointains que les bancs du Conseil une fois par mois.

  • Songeons au Bicentenaire mais aussi au village 1815 autour de l’Eglise Saint-Etienne.
  • Songeons à la mise en relation des mouvements de jeunesse brainois autour d’un évènement commun à l’occasion des fêtes de fin d’année.
  • Songeons aux discussions constructives visant à dessiner le monde du sport de demain à Braine-l’Alleud.

Au fond, tout cela en valait bien la peine ! La nécessité d’avoir le cœur accroché est bien réelle mais surtout, l’envie est grande de poursuivre et d’amplifier les efforts pour proposer quelque chose de différent, bâtir Braine autrement !

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L’administration communale et le CPAS sont le coeur de la vie publique communale.
De multiples compétences et domaines d’action, avec le personnel et les budgets correspondants, qui font la différence au quotidien.